Les différents stades de sévérité de l’asthme

L’asthme est loin d’être une maladie homogène :

Il existe plusieurs formes d’asthme qu’on distingue aujourd’hui en fonction du stade de sévérité : asthme léger, asthme modéré et l’asthme sévère. Ces stades sont déterminés par l’importance du traitement nécessaire pour maitriser la maladie.

Patiente atteinte d'asthme sévére

Un asthme ou des asthmes ?

Dans sa forme la plus connue, l’asthme se manifeste par des crises très caractéristiques : essoufflement, sifflement respiratoire, oppression de la poitrine. La crise cède après quelques minutes ou quelques heures, spontanément ou avec des médicaments.
« Pourtant, les crises d’asthme ne représentent que la partie visible de l’iceberg car l’asthme peut revêtir des formes très diverses1».

Les différents stades de sévérité de l’asthme

L’asthme est donc loin d’être une maladie homogène2. Il existe ainsi plusieurs formes d’asthme dont certaines sont fortement liées aux allergies tandis que d’autres non1. On peut ainsi distinguer plusieurs formes d’asthme : l’asthme débutant dans l’enfance, de l’asthme débutant à l’âge adulte ou encore une forme particulière d’asthme associé à l’obésité. Mais de manière générale, on distingue deux grandes typologies d’asthme3 :

Stades de sévérité de l'asthme

L’asthme dit « intermittent ». Cela signifie que les symptômes de l’asthme vont se déclencher seulement à certaines périodes lors d’une exposition brève à un facteur favorisant comme un pollen saisonnier ou un virus par exemple.

 

 

L’asthme dit « persistant ». Cela signifie que les symptômes de la maladie restent perceptibles entre les crises. Dans ce cas-là, il est indispensable de prendre un traitement de fond sur le long terme, en plus du traitement de secours pris au moment des crises. Parmi l’asthme persistant, on dénombre trois sous-types d’asthme déterminés en fonction du niveau de sévérité de la maladie. Ce niveau est défini par l’importance du traitement de fond nécessaire pour contrôler l’asthme3.

 

L’asthme léger : les symptômes ou la prise de bronchodilatateur ont lieu 1 à 2 fois par semaine.
Les réveils liés à l’asthme nocturne sont présents au moins deux fois par mois.

 

L’asthme modéré : les symptômes sont quotidiens ainsi que le recours au bronchodilatateur.
L’asthme nocturne est présent au moins une fois par semaine.

 

L’asthme sévère : les symptômes sont permanents. L’asthme nocturne est fréquent.
Les activités physiques sont limitées par l’asthme.

Cependant, l’évaluation de la sévérité devient difficile une fois que le patient est sous traitement. En effet, un asthmatique sévère peut avoir un asthme contrôlé grâce à un traitement adapté à son niveau de sévérité alors qu’un asthmatique modéré peut présenter des symptômes plus fréquents en raison d’une mauvaise observance du traitement. C’est pour cette raison qu’on tend à évaluer l’asthme en fonction du contrôle de la maladie plutôt que de sa sévérité.

Et vous, contrôlez-vous bien votre asthme ?

N’hésitez pas à consulter la page suivante >

1Demoly P, Just J, Annesi-Maesano I, Bousquet J, Michel FM, Prévenir et contrôler l’asthme, quels sont les obstacles ? Comment les surmonter ? Bulletin de l’Académie Nationale de Médecine, n°4-5, 2014

2Sofia Temam. Déterminants sociaux et asthme : approche épidémiologique. Santé publique et épidémiologie. Université Paris-Saclay, 2017. Français. NNT : 2017SACLS110. tel-01821462

3https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/asthme-symptomes-diagnostic/asthme-chronique (consulté le 19 avril 2021)